
Dans notre société française où l’on devrait promouvoir la vie, ce qui serait fondamental et la moindre des choses dans une civilisation, on promeut la mort à tous les niveaux : de l’avortement à l’euthanasie, en passant par les points de shoot, l’abandon de nos enfants aux couteaux des égorgeurs étrangers, la multiplication des points de deal et l’abattage massif de troupeaux entiers de bovins et de volailles, voici que le gouvernement vient de décider que conduire trop vite, même sans tuer qui que ce soit, peut devenir un délit passible d’une avalanche de sanctions pénales, administratives et pécuniaires. Avec toutes les répercussions familiales, sociales et professionnelles que cela induit.
Rappelons que chez nos voisins allemands, on peut rouler à la vitesse que l’on veut sur les autoroutes sans que cela n’entraîne un surplus d’accidents. Rappelons aussi que jadis, la vitesse autorisée en agglomération était de 60 km/h, avec parfois 45 km/h ou 40 km/h selon les endroits.
Maintenant le lobby anti-voitures et les écologistes ont divisé cela par deux, 30 km/h étant pourtant une vitesse intenable et contre-productive tant pour la consommation que pour le bruit. Plus les 80 km/h sur route du sinistre Édouard Philippe, que certains départements maintiennent contre toute logique. Plus les 50 km/h sur le périphérique parisien et les voies sur berges conçus respectivement pour 80 km/h et 70 km/h. Il est donc facile de se retrouver en infraction, même sans le faire exprès. Certains diront que 50 km/h au dessus de la limite, c’est beaucoup. Cependant, rouler à 80 km/h dans une zone à 30 km/h au milieu de la nuit quand il n’y a personne d’autre peut arriver à plus d’un !
Le pire et le plus attendu sans doute est le fait que cela fera comme pour tout le reste : on commence avec un critère, un nombre, un élément provoquant l’émotion, puis on reprend le même et on le diminue ou on l’augmente progressivement, afin de placer tout le monde ou presque en infraction. Voyons pour le contrôle technique automobile : au début c’était pour la pollution et la sécurité. Qui ne serait pas d’accord ? Puis au fil du temps cela a évolué et maintenant si on n’a pas un véhicule en état quasiment neuf, il faut faire des réparations sans rapport avec le thème initial. C’est pour cela que nous avons eu raison de nous élever contre la visite médicale des seniors : les critères basiques auraient rapidement été dépassés et il aurait fallu la santé d’un jeune de 20 ans pour conduire à 70 ans !
En fait cela s’inscrit dans la criminalisation généralisée de la voiture, laquelle est l’un des piliers des écolos de pacotille et de ceux qui veulent placer tout le monde en infraction afin d’accentuer leur pouvoir. La répression routière aurait produit 700.000 personnes conduisant sans permis, à force de se faire flasher pour quelques km/h avec retrait de points. C’est une situation sociale inadmissible. Pendant ce temps, l’État encaisse toujours plus de contraventions mais assure de moins en moins l’état des routes et des ponts. 28 % seulement des ponts seraient en bon état et 3607 ponts et murs demanderaient une action immédiate, selon un rapport du CEREMA signalé lors du Salon des maires en novembre 2025 *. On attend un événement semblable au pont Morandini à Gênes en 2018 ayant fait 43 morts ?
On peut se demander comment le gouvernement actuel, qui est dans une situation d’illégitimité jamais vue dans l’histoire de la France, peut se permettre de décréter une loi causant autant de menaces sur la conduite automobile et, en fait, sur la vie des Français. Mais les cons osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.
Daniel Pollett