
Ils nous mentent. À Paris comme à Bruxelles, nos élites nous racontent des bobards. Sur la covid-19, sur la dermatose nodulaire bovine, sur le soutien à l’Ukraine, la guerre au Proche-Orient et sur tout le reste. L’info est biaisée, orientée, manipulée. Par qui ? Pour quoi ? Comment ? Explications.
Qui n’a pas râlé à la lecture d’un article de presse, d’une émission de radio ou de télé, aux consignes des pouvoirs publics en se disant ‘’ils nous prennent pour des imbéciles’’ ! Dernier exemple en date : la fameuse dermatose nodulaire contagieuse (DNC). De la Savoie aux Pyrénées, des éleveurs se sont opposés à l’abattage de leur troupeau parce que l’une de leurs vaches était porteuse de la maladie. Ils ont sorti les tracteurs, ils ont bloqué les routes. On leur a envoyé les CRS.
De grands savants nous ont dit à la télé que « c’était le protocole » d’abattre tout le troupeau. Qu’il y avait un « consensus scientifique ». Foutaise !
Jean-Marc Sabatier, directeur de recherche au CNRS, affirme que la DNC, non transmissible à l’homme, guérit spontanément dans la majorité des cas. Docteur en biologie cellulaire et microbiologie, il soutient aussi que plusieurs options thérapeutiques permettraient de traiter les animaux infectés. Le scientifique voit dans ces abattages massifs une stratégie déguisée visant à réduire le cheptel français, conformément à un document de la Cour des comptes de mai 2023 qui préconisait une réduction d’environ 30% du cheptel national d’ici 2035. Objectif ? Préparer le Mercosur, ce traité de libre-échange avec les pays de l’Amérique du Sud qui va ruiner nos paysans et empoisonner les consommateurs.
La puissance des lobbies
Les paysans français ne veulent pas du Mercosur. Ils ne veulent pas davantage du blé, des œufs, des volailles made in Ukraine qui inondent notre marché sans payer de droits de douane et qui enrichissent une poignée d’oligarques. C’est leur survie qui est en jeu. Et celle des quelque 400.000 exploitations agricoles qui existent encore dans l’Hexagone.
Si Paris et Bruxelles ont décidé de sacrifier la paysannerie française, c’est parce que nos institutions nationales et européennes sont infiltrées par de puissants lobbies. Ces méga-organisations apatrides gèrent le monde, sans état d’âme, au profit de leurs seuls intérêts financiers. Qu’ils s’appellent Bilderberg, Trilatérale, Forum économique mondial, ces mastodontes de l’économie et de la géopolitique, et leur abjecte progéniture, Big Pharma, BlackRock, McKinsey et consort, ont pignon sur rue. Depuis longtemps déjà, ils ont noyauté les partis politiques, les ministères, les grandes administrations, les entreprises stratégiques, ils soudoient les parlementaires et rédigent même les lois. 25.000 lobbyistes sont présents à Bruxelles, au plus près du pouvoir de l’UE.
Les lobbies contrôlent aussi les médias. Car, en démocratie, mieux veut convaincre l’opinion publique que les décisions qui les oppriment sont bonnes et nécessaires. Exemple avec la crise du Covid et la vaccination sous contrainte. Il fallait faire peur pour inoculer le poison au plus grand nombre. Les médias ont relayé le mensonge.
Les médias sous contrôle
L’information est une machine de guerre redoutable. Son corollaire, la désinformation, est une arme de destruction massive. Utilisée avec juste ce qu’il faut d’émotion et de persuasion, l’info s’instille sournoisement dans nos cerveaux, oriente notre manière de penser, influence notre façon de comprendre le monde. Les dictateurs le savent bien. La liberté d’expression est la première des libertés qu’ils suppriment.
Sommes-nous encore en démocratie lorsque la presse n’est plus un contre-pouvoir, mais un relai du pouvoir ? Sommes-nous en démocratie lorsque la presse assure le service après-vente (SAV) des autorités ? Sommes-nous encore en démocratie lorsque le président de la République veut instituer une police de la pensée en ‘’labellisant’’ les médias ? Dans nos sociétés hyperconnectées, l’information est devenue un enjeu majeur de gouvernance.
L’avènement du web au début du 21ᵉ siècle a amplifié et accéléré le phénomène. Les géants de la tech’ au service des multinationales américaines ont peu à peu pris le contrôle des moyens de communication de masse. Sait-on, par exemple, que les plus grands médias de la planète et les entreprises numériques se sont regroupés, en 2019, pour former un immense cartel visant à orienter l’information journalistique, à contrôler nos idées et nos opinions ? Ils se sont rassemblés au sein de la Trusted News Initiative (TNI) « pour protéger le public et les utilisateurs contre ce qu’ils estiment relever de la désinformation, en particulier dans les périodes ‘’à risque’’ comme les élections. » Mais aussi comme la gestion d’une crise sanitaire ou la guerre en Ukraine, à Gaza, etc.
LaPravdafrançaise
En clair, un seul narratif officiel pour tout le monde sur les sujets qui fâchent. Quant à ceux qui ont une approche différente sur ces sujets sensibles, ils sont traqués, censurés, bannis des réseaux sociaux et des grandes plateformes publicitaires, ils font l’objet de fact checking bidon dont ils ne se relèveront pas. Ils sont invisibilisés et n’ont plus voix au chapitre.
Ainsi, petit à petit, se met en place « une vérité officielle » (la Pravda, en russe) celle décidée par un petit groupe d’industriels et leurs lobbyistes qui nous disent ce qu’il faut croire ou ne pas croire. Ils nous imposent leur vision du monde, façonné exclusivement autour de leurs gigantesques profits.
Le business de l’info subventionnée
En passant de l’ère artisanale à l’ère industrielle, le business de l’info a attiré les industriels de tout poil, plus soucieux d’influence et de notoriété que d’éthique journalistique.
En France, la plupart des médias appartiennent à des groupes industriels ou financiers et leur concentration pose de sérieux problèmes en termes de pluralité de la presse et donc de démocratie.
Rappelons que la presse française est largement subventionnée par l’État. Le montant des aides publiques s’élève à environ 400 M€ par an. Une manne indispensable à la survie de la presse en même temps qu’une tutelle à peine déguisée de l’État sur la ligne éditoriale et donc sur l’information de ces titres grassement subventionnés.
Des pistes de réflexion
Peut-on échapper à l’emprise numérique des géants de la tech’ et des grands médias ? Peut-on refuser d’être les esclaves des géants de la Silicon Valley ? Sans doute. En revenant aux fondamentaux. En refusant l’asservissement et la soumission aux plus forts. En créant un vaste mouvement trans-partisan d’hommes et de femmes unis par la même volonté de refuser les funestes décisions imposées par des ‘’autorités’’ non élues.
Ce socle solide de citoyens, enraciné dans les territoires, doit devenir un puissant contre-pouvoir aux discours officiels et un formidable outil de diffusion de l’info, celle qui est vérifiée et qui ne sert pas les intérêts d’une minorité. « Tout mensonge est une injustice » affirmait Schopenhauer. Mais lorsque le mensonge est érigé en mode habituel de gouvernance, l’injustice devient un crime contre le peuple. Refusons le mensonge !
Marcel Gay