Le silence de Sibel : Un film de Aly Yeganeh

Sibel est une toute jeune adolescente de 13 ans lorsque Daesh massacre sa famille puis l’enlève pour la réduire à l’esclavage sexuel.

7e commission du Conseil de Paris - Projection : Le silence de Sibel -  Groupe Paris en Commun au conseil de Paris

Des mois plus tard, et avec l’aide d’une connaissance de sa famille, elle est libre en France. Libre ? Non. Elle est emprisonnée à vie par les images de ses parents et de ses frères massacrés devant elle, et par les tortures et viols qu’elle devra subir par ses geôliers pendant des mois. Puis l’empreinte du diable. Enceinte, elle va devoir faire un choix, seule. Elle se retranche dans le silence pour se protéger.

L’histoire de Sibel c’est l’histoire de milliers de femmes qui, lors des nettoyages ethniques ou des génocides, ont subi et vécu l’innommable. Lorsque l’on regarde Sibel, ses yeux sont les yeux des Yézidis, des Rwandaises, des Afghanes, des Iraniennes, des Israéliennes mais aussi de toutes les femmes dont les traumatismes des viols poussent au silence pendant des mois, des années, des vies.

Les Yézidis, victimes d’un génocide de l’État Islamique en 2014 ont subi les pires atrocités. L’EI tuait les hommes qui refusaient de se convertir à l’Islam, les femmes et les jeunes filles étaient enlevées pour être réduites à l’esclavage sexuel. Violées systématiquement et vendues comme du bétail. À ce jour il reste encore plus de 3 000 femmes aux mains de Daesh. Un peuple d’un demi-million de personnes en Irak avant l’EI, aujourd’hui ils ne sont plus que 250 000, et environ 150 000 réfugiés dans des camps ou à l’étranger. 

Un film sombre, puissant à voir, pour découvrir les tunnels psychologiques que les victimes des viols, des crimes de guerre et des massacres affrontent.

La Rédaction

Date de dernière mise à jour : 16/05/2024

  • 1 vote. Moyenne 5 sur 5.
×