La chroniqueuse des Grandes Gueules, Barbara Lefebvre, ancienne enseignante, végane, sioniste et plutôt RN, n’a pas que des amis sur BFM, et même dans la mouvance patriote. Quelques lecteurs de Riposte Laïque n’ont pas oublié son attitude haineuse et partisane, en 2021, à l’encontre d’Éric Zemmour.
https://rmc.bfmtv.com/replay-emissions/les-grandes-gueules/votez-vous-en-fonction-de-votre-religion-barbara-lefebvre-dezingue-eric-zemmour_VN-202204130213.html
https://frontpopulaire.fr/fpplus/decryptage/videos/barbara-lefebvre-eric-zemmour-a-franchi-une-limite_co638998
Et même si elle nous fait souvent plaisir par sa manière de remettre à leur place les quelques Grandes Gueules bobos de gauche, elle horripile aussi certains auditeurs par sa voix de crécelle pas toujours supportable.
Ceci dit, ce qui lui arrive est absolument scandaleux. Condamnée par la justice à 1000 euros d’amende pour des propos jugés haineux et discriminatoires vis-à-vis des gens du voyage, après que deux d’entre eux avaient agressé un infirmier, dans un hôpital, jugeant qu’une personne de leur communauté n’avait pas été prise en charge assez rapidement.
La complication, c’est que les syndicats pourris de journalistes, qui ont déjà demandé, et obtenu, dans le passé, la tête d’Éric Zemmour et de Robert Ménard, ciblent Barbara Lefebvre, coupable à leurs yeux, notamment, de refuser le terme « génocide » pour Gaza, ce qui, aux yeux des petits commissaires politiques journaleux de RMC-BFM en fait bien sûr une apologiste de crime contre l’humanité, rien de moins.
https://www.snj.fr/nous-demandons-encore-le-retrait-de-barbara-lefebvre-de-nos-antennes/2624
En multipliant les demandes auprès de la direction d’évincer celle qui a le tort de ne pas penser comme eux, les syndicalistes délateurs savaient qu’ils tapaient sur un clou, et que, face à une direction lâche, cela finirait pas payer. La preuve, alors que Barbara Lefebvre a annoncé vouloir aller en appel, la présomption d’innocence, dénoncée par le communiqué syndical, ne lui est pas reconnue, et la voilà suspendue jusqu’à nouvel ordre, autrement dit, virée.
Les organisations syndicales de journalistes, au lieu de défendre les intérêts moraux et financiers des salariés, se comportent en contrôleurs politiques de la chaîne, et la direction se soumet à eux.
Quelle différence de comportement et de classe de la part d’un Vincent Bolloré qui a défendu Morandini, estimant que sa condamnation n’était pas un obstacle à la poursuite de son métier à CNews. Et lui, Bolloré, ne s’est pas couché lamentablement devant des syndicalistes pro-palestiniens et commissaires politiques.
La différence entre des minables et la classe.
Quant à Barbara Lefebvre, ce malheur la fera peut-être réfléchir et lui fera comprendre que seul dans la sphère politique, Éric Zemmour, qu’elle a tant dégommé, défend la liberté d’expression et veut en finir avec les lois liberticides.
Jeanne Bourdillon