
L'un des beaux quartiers d'Alger
En réponse à celles et à ceux qui affirment que la colonisation de l’Algérie fut un crime contre l’humanité, ce qui est totalement inexact. Elle aurait pu être un « crime contre l’humanité » comme le furent les colonisations des Amériques et de l’Australie par exemple mais, bien au contraire, la France a conquis un territoire aride et marécageux, exploité par les Ottomans et, en un siècle, ont construit le plus beau pays et Alger, la ville la plus moderne, de tout le pourtour méditerranéen.
Je sais que cet article va choquer de nombreux lecteurs et cependant il ne reflète que la réalité : la France a perdu l’Algérie uniquement par trop d’humanisme.
La France fut trop humaniste lors de la conquête, a été trop humaniste lors de la colonisation, et se montre, aujourd’hui, toujours trop humaniste concernant l’immigration. C’est ce qui la perdra demain.
Quelques exemples nous le prouvent.
En 1492, lors de la conquête des États-Unis, les Amérindiens, qui occupaient tout le territoire, y compris l’actuel Canada, étaient estimés à environ 60 millions. Lors du recensement de 2010 ils n’étaient plus qu’environ 5 millions aux USA et 1,4 million au Canada, soit 4,3% de la population totale.
En Australie, lors de l’occupation les « Aborigènes » se calculaient aux environs de 750.000 à 1 million. En 2021 ils ne représentaient plus que 3,7% de la population.
Lors de la conquête de l’Algérie, en 1830, la population musulmane était estimée à environ 2 millions. Elle était de 6 millions en 1921 et de 10 millions en 1954, alors que la population « Européenne » ne représentait que 10% du peuplement total, soit environ 1 million.
Si nous avions été aussi humanistes que les conquérants des USA et de l’Australie « nous serions toujours dans une Algérie Française est chrétienne ». Je dis bien « Chrétienne » car nous aurions offert aux Berbères (Kabyles), qui avaient été judéo-chrétiens avant l’envahissement par les hordes musulmanes au 7e siècle, de retrouver leur religion d’origine.
Que l’on me comprenne bien, je tiens à le préciser, je suis fort satisfait que cette colonisation expéditive n’ait pas été appliquée à l’Algérie et je préfère même avoir été devant l’obligation de quitter ce pays que de pouvoir y exister après une telle inhumanité. Ce n’est pas ce que j’aurai souhaité.
Mais une conclusion s’impose : Si nous avions été moins « humaniste » et que la population arabo-musulmane n’avait représenté que moins de 10% du peuple d’origine européenne un siècle après la conquête, soit environ un million, l’Algérie serait toujours « Française et Chrétienne ».
Un exemple assez similaire à celui que je viens de décrire ne s’est-il pas également produit en Afrique du Sud ? Si les Européens qui se sont installés depuis le 17e siècle avaient suivi le même exemple que les « Américains » et les « Australiens » ils ne se retrouveraient pas actuellement en minorité et totalement dominés.
Que cet exemple puisse au moins servir pour notre France actuelle et que « demain » nous ne représentions plus que 10% de la population et nous pourrons chanter en chœur : « Ne m’appelez plus jamais France !)
Cet article ne plaira certainement pas ni à Ségolène Royal, ni au président Tebboune, ni à Mélenchon, ni à Aphatie, ni non plus à Emmanuel Macron : n’a-t-il pas estimé que ce fut un crime contre l’humanité « sans doute d’avoir laissé progresser la population musulmane de 2 à 10 millions en un siècle ».
Manuel Gomez