SOCIÉTÉ - L’arnaque de la « menace masculiniste »

La menace masculiniste – Centre de Recherche de Formation et d'Histoire  sociale – Centre Henri Aigueperse – Unsa Education

Ces dernières années, le discours relayé par les médias de propagande, les associations subventionnées et une partie de la classe politique – nous serine la même antienne : la plus grande menace qui pèse sur les femmes, c’est le « masculinisme ».

Le Haut Conseil à l’Égalité (HCE), créé en 2013 par Hollande et présidé par une ancienne députée et ministre macronienne1 a consacré son rapport annuel 2026 à « la menace masculiniste », présentant cette idéologie comme une dynamique préoccupante qui s’inscrit dans des mobilisations collectives et qui participe à la prolifération de discours hostiles aux avancées des femmes. Le rapport distingue le sexisme « paternaliste » du sexisme « hostile », ce dernier étant le terreau du masculinisme, et alerte sur sa diffusion notamment chez les jeunes via les réseaux sociaux.

Le masculinisme reposerait sur plusieurs postulats bien identifiés par les « chercheurs » militants : le masculinisme serait un mouvement social conservateur ou réactionnaire qui affirme que les hommes souffrent d’une « crise de la masculinité » due à la domination supposée des féministes. Ses trois piliers principaux sont :

l’égalité entre les sexes serait atteinte, rendant les revendications féministes obsolètes ;

le féminisme serait allé « trop loin », inversant l’ordre de genre et créant une « guerre des sexes » ;

le discours de la crise de la masculinité.

Le HCE 2026 soutient que le masculinisme « dépasse le cadre d’une simple dérive individuelle » et imprègne les jeunes générations via les contenus numériques. Il est présenté comme un enjeu sociétal majeur, voire une menace pour l’égalité.

Cette propagande officielle transforme toute critique du féminisme radical ou toute défense d’une masculinité traditionnelle en « haine des femmes ». Pourtant les menaces contre les femmes ont une autre origine.

Des chiffres qui dérangent

Les statistiques officielles du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) racontent une autre histoire. Selon les données 2024, les étrangers, qui représentent 8,8 % de la population vivant en France (INSEE 2024), comptent pour 13 % des mis en cause dans les violences sexuelles2. Cette surreprésentation est encore plus marquée dans les transports en commun ou les quartiers sensibles3.

Les affaires de Cologne (2015), Rotterdam ou les agressions répétées en France ne relèvent pas d’un          « masculinisme occidental » fantasmé, mais d’une culture importée où la femme non voilée est perçue comme une proie.

Les féminicides, souvent invoqués pour accabler « tous les hommes », montrent des disparités culturelles quand on les examine de près, même si le discours officiel préfère rester dans le flou générique des « violences conjugales ».

Le séparatisme de genre musulman

Un sondage Ifop de novembre 2025 est particulièrement éclairant : la proportion de musulmans au sein de la population française adulte est estimée à 7 % en 2025. 43 % des musulmans refusent au moins une forme de contact physique ou visuel avec l’autre sexe (bise, piscine mixte, poignée de main, soin par un médecin du sexe opposé). Chez les musulmanes, le port du voile est fréquent, avec une forte progression chez les 18-24 ans où il approche les 45 % dans certaines analyses. Beaucoup le portent pour « ne pas attirer le regard des hommes » ou « se sentir en sécurité », souvent par injonction religieuse4.

Ce séparatisme de genre, en rupture avec le libéralisme des mœurs occidentaux, découle d’une lecture rigoriste de l’islam. Il considère la femme comme devant être contrôlée, voilée ou punie si elle sort du cadre. Les féministes intersectionnelles qui dénoncent l’« islamophobie » passent sous silence les mariages forcés, les crimes d’honneur, les excisions et les pressions communautaires qui pèsent sur les femmes dans certains quartiers.

L’arnaque intellectuelle

L’arnaque est double. D’abord, elle détourne l’attention des vrais dangers : harcèlements de rue dans les cités, insécurité dans les transports, pressions sur les femmes qui veulent vivre librement. Ensuite, elle sert l’islamo-gauchisme : en accusant la « menace masculiniste », on exonère la culture musulmane de sa responsabilité culturelle. On transforme les victimes en simples « cas sociaux » et les auteurs en « victimes du racisme » ou du « système ».

Les mêmes qui alertent sur le masculinisme refusent souvent de nommer l’origine culturelle des agressions les plus massives.

Protéger les femmes, c’est d’abord nommer la menace.

Il est temps de sortir de cette hypocrisie. Les femmes françaises ne sont pas principalement menacées par un « masculinisme » fantasmé et amplifié par les rapports officiels, mais par une immigration incontrôlée qui importe une conception archaïque et religieuse de la virilité, incompatible avec la conception française de l’égalité des sexes .

La vraie défense des femmes, c’est celle qui priorise la laïcité, la liberté et l’égalité contre tous les obscurantismes – y compris celui qui vient d’ailleurs. Le reste n’est que diversion idéologique .

Jean Lamolie

 

1 En plus de sa présidente, le Hce compte 73 membres, mais seule la présidente est rémunérée. Notons qu‘existe aussi un Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes (SDFE), rattaché à la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), qui compte 25 équivalents temps plein (ETP) et dont on voit mal la différence de missions.

2 Cf question écrite: https://www.senat.fr/questions/base/2024/qSEQ241000829.html

3 En 2013-14 52 % des viols sur majeures commis à Paris étaient commis par des étrangers? Source https://www.ihemi.fr/sites/default/files/publications/files/2019-12/ga_37.pdf:

4 Enquête IFOP : https://www.ifop.com/article/etat-des-lieux-du-rapport-a-lislam-et-a-lislamisme-des-musulmans-de-france/

Date de dernière mise à jour : 14/04/2026

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