Jacques Moretti reste incarcéré à cette heure, même s'il pourrait être libéré contre une caution de 200'000 francs
Une enquête du Temps révèle que les établissements des Moretti étaient financés par des prêts bancaires et un fort endettement, et non par de l’argent d’origine douteuse.
Les spéculations autour d’un financement opaque des établissements de Jacques et Jessica Moretti sont remises en cause par une enquête publiée par Le Temps : le couple à la tête du Constellation n’a pas bâti ses affaires grâce à de l’argent liquide d’origine douteuse, contrairement aux rumeurs apparues après l’incendie meurtrier de Crans-Montana.
Le quotidien genevois révèle que les investissements des Moretti reposaient essentiellement sur des financements bancaires. Des pièces du dossier pénal montrent notamment une hypothèque contractée auprès de la Banque cantonale du Valais, portée à 1,1 million de francs en 2022, lors du rachat du Constellation. À cela s’ajoute un prêt de 250’000 francs accordé par un organisme de cautionnement valaisan.
Toujours selon Le Temps, le patrimoine du couple – réparti entre biens privés et sociétés – avoisinerait cinq millions de francs, principalement investis dans l’immobilier, mais largement financés par l’endettement. Les dettes hypothécaires dépasseraient les quatre millions.
Les établissements exploités par les Moretti dégageaient des bénéfices, sans distribution de dividendes. Les gains étaient réinvestis, avec des résultats annuels allant jusqu’à 100’000 francs pour le Constellation et 200’000 francs pour le Senso. Les rénovations, notamment celles du Constellation, ont été en partie réalisées par Jacques Moretti lui-même, avec des coûts estimés entre 300’000 et 500’000 francs.
À ce stade, aucun élément ne permet d’établir une origine illicite des fonds, souligne le quotidien. Ces révélations n’ont toutefois pas d’impact sur la procédure pénale en cours: les gérants restent poursuivis pour incendie par négligence, lésions corporelles et homicide par négligence.
Aldegonde Gallard - La France Libérée