JUSTICE - L'ex-compagnon de Chloé condamné à 15 ans de prison

Le procès de l'ex-compagnon de Chloé, agressée et laissée pour morte après  le refus de sa plainte par un policier, s'est ouvert

Un homme a été reconnu coupable et condamné à 15 ans de prison pour violences volontaires aggravées, alors qu'il était jugé pour tentative de meurtre sur son ex-compagne.

La cour et le jury ont estimé «qu’en dépit de la violence et de la localisation des coups portés» notamment à la tête de la victime, un doute subsistait sur la volonté de Marvin J. de tuer Chloe P., qui conserve des séquelles irréversibles de son agression.

À cette peine de 15 ans de réclusion criminelle, s'ajoutent une peine de sûreté à hauteur des deux tiers, un suivi socio-judiciaire de sept ans avec injonction de soins et l'interdiction d'entrer en contact avec les parties civiles.

L'accusé a « bel et bien voulu tuer »

Une intention de donner la mort que Marvin J., 30 ans, a toujours niée, mais qui ne faisait «aucun doute» pour l'avocate générale Stéphanie Clément-Bornet, qui avait requis 22 ans de prison à son encontre.

«Je n'ai aucun doute» que l'accusé «a porté des coups» et «bel et bien voulu tuer» une femme «désormais marquée à tout jamais», avait indiqué Me Clément-Bornet dans son réquisitoire.

Après avoir suivi l'intégralité des débats dignement et entourée de ses parents, Chloé P. a cette fois semblé accuser le coup, au moment de l'énoncé du verdict. La veille, elle était très brièvement sortie, choquée en découvrant les images de son visage défiguré par les coups.

Des réquisitions «sans nuance et à charge»

Les séquelles de la jeune femme «miraculée» selon sa mère, aujourd'hui âgée de 27 ans, sont nombreuses. Outre la perte de son œil droit, elle a subi des lésions neurologiques irréversibles, au terme notamment de deux mois de coma. Jeudi, à la barre, la mère de la victime a détaillé la perte des «souvenirs», du «goût», de «l'odorat» dont souffre désormais sa fille.

L'avocat de son ex-compagnon Me Stéphane Rapin avait demandé la requalifications des faits, fustigeant des réquisitions «sans nuance et à charge» et rappelant que son client avait reconnu des violences volontaires.

Aldegonde Gallard - La France Libérée

Date de dernière mise à jour : 17/01/2026

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