MÉDIAS- Rodolphe Belmer, PDG de TF1 : Nous ne sommes au service d’aucun parti…

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L’entretien qu’a accordé Rodolphe Belmer, PDG de TF1, à Ouest-France est un modèle de politiquement correct.

Pour Belmer, TF1 est investi d’une « mission sociale », qui est « d’informer et de contribuer au bon fonctionnement démocratique » « Une société apaisée et soudée est une société dans laquelle on a envie de vivre ensemble. Nous, on ne souhaite pas attiser les tensions ou souffler sur les braises. On se met au service du débat, mais on ne veut pas participer au débat. ». « Nous voulons être un acteur de la cohésion nationale ». C’est de l’Ernotte dans le texte.

D’ailleurs, le jugement de Belmer sur l’audiovisuel public est on ne peut plus amène :

« C’est un acteur essentiel. Les Français l’aiment et sont attachés aux programmes gratuits et à l’information de qualité (sic) qu’il diffuse. (…) Il est autant indispensable au fonctionnement démocratique qu’au financement de la création audiovisuelle française. »

« En tant que concurrents, on a toujours des petits reproches à leur faire, mais ce sont des choses de second ordre. Globalement, c’est un acteur solide, utile et légitime. Les débats actuels doivent être abordés avec sérieux, en tenant compte de ce rôle fondamental. »

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« Nous ne sommes au service d’aucun homme, d’aucun parti, d’aucune idéologie » assène Belmer. On lui rappellera simplement la manière dont la chaîne a promu Emmanuel Macron lors de la campagne pour les élections présidentielles de 2017…

Une étude menée par l’universitaire Christophe Piar sur le Journal de 20 heures de TF1 a révélé que la chaîne a consacré 1 644 minutes à Emmanuel Macron pendant la campagne, un temps bien supérieur à celui accordé aux autres candidats lors des précédentes élections. Certains politologues, comme Thomas Guénolé, ont même évoqué une « bulle médiatique » ou un « matraquage publicitaire massif » en faveur de Macron entre avril et septembre 2016, avant même le début officiel de la campagne

Plusieurs sources, dont des médias indépendants et des chercheurs, ont souligné que TF1, comme d’autres grands médias, a accordé une visibilité exceptionnelle à Emmanuel Macron, notamment en lui réservant des interviews longues et en lui offrant une couverture médiatique disproportionnée par rapport à ses adversaires. Par exemple, le jour de sa démission du gouvernement, Macron a été invité en direct sur TF1 pour une interview de 17 minutes, un traitement rare pour un candidat non encore officiellement déclaré

Certains candidats, comme Nicolas Dupont-Aignan, ont dénoncé publiquement le manque de démocratie et de pluralisme sur TF1, allant jusqu’à quitter le plateau en signe de protestation, accusant la chaîne de ne pas inviter tous les candidats de manière équitable.

Henri Dubost

Date de dernière mise à jour : 20/01/2026

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