
Ce samedi 31 janvier avait lieu, à Paris et en province, une mobilisation organisée par le syndicat de police Alliance. Il s'agissait de dénoncer le manque de moyens mais aussi la recrudescence de l'insécurité, comme l'indiquait la banderole « Citoyens avec la police, stop à l’insécurité, stop à l’impunité ». Sur certaines pancartes, on pouvait lire : « Sans police, c’est le chaos », « All Cops Are Heroes » [tous les policiers sont des héros] ou encore « l’impunité fabrique des criminels ».
À Paris, « 15.000 à 20.000 » personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées, dont plusieurs personnalités politiques, comme les candidats à l’hôtel de ville Thierry Mariani (Rassemblement national) et Sarah Knafo (Reconquête), mais aussi Nicolas Dupont-Aignan (Debout La France), ainsi que l’eurodéputée Marion Maréchal, accompagnés de Laurence Trochu et Thibaut Monnier (Identité-Libertés).
Des observateurs ont remarqué que les seuls soutiens aux policiers présents à cette manifestation Paris étaient des personnalités de la droite nationale.
À Nice, plusieurs centaines de policiers, selon un photographe de l’AFP, ont défilé dans un cortège mené par plusieurs élus : le maire, Christian Estrosi (Horizons), son rival pour l’hôtel de ville Éric Ciotti (UDR), candidat aux prochaines municipales, ainsi que les députées Alexandra Masson (RN) et Christelle D’Intorni (UDR).
À Toulouse (Haute-Garonne), les organisateurs annoncent la participation d'environ 500 personnes, rapporte ici Occitanie. Les forces de l'ordre se sont rassemblées devant la préfecture de la Haute-Garonne pour dénoncer « une hausse des violences » et « des points de deal qui se multiplient » dans la ville rose.
Alliance a invité le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, à participer à cette mobilisation, mais le locataire de la Place Beauvau avait dit, vendredi, qu’il n’y serait pas, invoquant un devoir de neutralité.
La Rédaction