
Les Césars devaient être diffusés le 27 février mais ils entendent laisser pleinement la place au spectacle des Enfoirés. La liste des nommés sera dévoilée ce jour.
Après une année 2025 marquée par l’absence de gros succès pour le cinéma français, l’Académie des César révèle mercredi la liste des nommés pour sa 51e cérémonie de récompenses, qui sera présidée un jour plus tôt que prévu, le 26 février, par Camille Cottin.
Qui pour succéder à «Emilia Perez», sept trophées l’an dernier dont ceux de meilleur film et meilleure réalisation pour Jacques Audiard?
Palme d’or à Cannes, le long-métrage «Un simple accident» du cinéaste iranien Jafar Panahi, en lice pour l’Oscar du meilleur film étranger et du meilleur scénario original, pourrait bien figurer dans plusieurs catégories aux César.
Tourné clandestinement en Iran, le film a majoritairement été financé par des sociétés de production françaises. Il raconte l’histoire d’un garagiste, ancien prisonnier politique, qui croit reconnaître par hasard l’un de ses tortionnaires.
Avec d’autres compagnons d’infortune, il va essayer de démêler le vrai du faux, dans un road-movie sous tension qui dénonce la violence du pouvoir iranien.
Un an de prison ferme
Jafar Panahi, qui a été condamné à un an de prison ferme dans son pays pour des «activités de propagande» contre l’Etat, séjourne à l’étranger depuis plusieurs mois, sillonnant la planète pour défendre son film dans la course aux Oscars notamment.
Les César pourraient lui donner une tribune alors que des milliers de personnes ont été tuées dans la répression sanglante du mouvement de contestation qui a secoué l’Iran au début du mois, selon plusieurs ONG.
Et les autres ?
D’autres films présentés à Cannes pourraient être multi-nominés comme «Nouvelle Vague», de l’Américain Richard Linklater ou encore «Dossier 137», de Dominik Moll. L’adaptation de «L’étranger» par François Ozon figure aussi parmi les favoris.
Côté révélation féminine, on attend la nomination de l’actrice Nadia Melliti, récompensée à Cannes pour son rôle de jeune musulmane en proie au doute à l’heure de l’éveil de son désir pour les femmes dans «La petite dernière» d’Hafsia Herzi.
La réalisatrice, lauréate du prix Louis-Delluc, pourrait elle aussi prétendre à succéder à Jacques Audiard dans la catégorie meilleur film ou meilleure réalisation.
L’un des rares succès de l’année au box-office, «Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan», avec Leïla Bekhti et Jonathan Cohen (1,5 million d’entrées), pourrait aussi récolter quelques nominations dans les catégories d’interprétation.
Jim Carrey à l'honneur
Enfin, grâce à son incarnation flamboyante de François-Marie Banier dans «La femme la plus riche du monde», Laurent Lafitte pourrait bien décrocher sa première nomination pour meilleur acteur dans un premier rôle, après trois nominations pour des seconds rôles.
Un César d’honneur doit également être décerné à l’acteur américain Jim Carrey pour l’ensemble de sa carrière.
Dans un communiqué mercredi matin, Canal+ a annoncé que la diffusion de la cérémonie, initialement annoncée pour le vendredi 27 février «se tiendra(it) finalement le jeudi 26 février», ce afin de «laisser pleinement la place au spectacle des Enfoirés, événement caritatif majeur en faveur des Restos du Cœur, (...) diffusé le 27 février.
La Rédaction