CRISE AGRICOLE - Agriculture sacrifiée, humanité sacrifiée

Accords de libre-échange UE/Nouvelle-Zélande et UE/Australie : risques et  opportunités pour les filières européennes de ruminants - Analyse n°156 |  Ministère de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté  alimentaire

Samedi 17 janvier 2026. Ursula von der Leyen signe l’accord Mercosur au nom de l’Europe, et au nom d’intérêts mondialistes, mais pas au nom de la France qui a voté non.

La France possède tous les atouts naturels, humains et techniques pour faire éclore une agriculture exceptionnelle : la position géographique, les conditions climatiques favorables, la fertilité des sols, la compétence des professionnels, les techniques de pointe utilisées. Les résultats : une très grande variété et une très grande qualité des produits.
Or, les crises agricoles se succèdent, les agriculteurs mécontents manifestent régulièrement, localement, devant les préfectures, et même jusqu’à Paris… se suicident (2 à 3 par jour).

Sous l’Ancien Régime, près de 90 % des Français vivaient de la terre à la campagne, et nourrissaient la population avec des moyens archaïques, avec des périodes de mauvaises récoltes et de disette. Jusqu’aux années 1950, la France était encore une société traditionnelle, majoritairement composée de paysans. Des gens autonomes, propriétaires de leurs moyens de production, n’avaient pas de compte en banque, vivaient dans une relative autarcie, en lien avec l’Église catholique, et avaient un grand prestige.

Depuis les années 1960, tout cela a été progressivement détruit par le remembrement, par le Crédit agricole, par l’endettement, par le productivisme. En 2026, 2 % d’agriculteurs suffisent pour nourrir la population. Ces agriculteurs résiduels, endettés, contrôlés par des règles et des normes toujours plus contraignantes, exposés à une concurrence déloyale, parfois à l’agonie et réduits au suicide, se révoltent pour faire plier le gouvernement, le plus souvent sans effet et inutilement. Les petites exploitations disparaissent, englouties par de grandes fermes.

Les Français, devenus des urbains du tertiaire, ont de la sympathie pour les agriculteurs qui les nourrissent, sont sensibles aux problèmes de la paysannerie, mais de très loin, et ne sont pas prêts à s’agiter en leur faveur. Comment faire la révolution avec 2 % de mobilisation et encore moins de manifestants ? Avec des paysans fragiles du point de vue de la culture politique. Les bouffées de colère retombent assez vite devant les promesses jamais tenues par les gouvernants. Les paysans prennent leurs tracteurs et montent à la ville, puis doivent retourner à leurs fermes, pour soigner leurs bêtes et traire leurs vaches. Les trayeuses électriques n’empêchent pas de devoir être présents.

Le 29 juin 2025, un premier cas de dermatose nodulaire contagieuse a été diagnostiqué en Savoie. La dermatose bovine, maladie infectieuse virale, touche les bovins, et n’est pas transmissible à l’homme. Elle est diffusée par des insectes et acariens qui se nourrissent de sang. Elle est causée par un virus connu sous le nom de virus de Neethling. Elle est rarement mortelle : la majorité des animaux survivent lorsqu’ils sont suivis, isolés et soignés.
Depuis lors, la France impose une vaccination obligatoire des bovins contre la dermatose nodulaire contagieuse à l’aide du Bovilis Lumpyvax de Merck, un vaccin dépourvu d’autorisation sur le marché. Une obligation vaccinale est donc instaurée sur la base d’un produit dont l’efficacité et la sécurité ne sont pas établies, ce qui rappelle le scénario vécu lors de la crise du covid.
Et les autorités appliquent une stratégie d’abattage systématique. Dès qu’un cas est détecté, des troupeaux entiers, dont des animaux sains, sont tués par précaution. Alain de Peretti, vétérinaire retraité, « pousse un coup de gueule pour ce spectacle complètement surréaliste, scandaleux, monstrueux que constituent les abattages de masse des troupeaux atteints de dermites nodulaires.
J’avoue que j’ai de la peine à croire qu’on sombre dans un tel état d’absurdité. Parce que cette maladie ne nécessite pas un dépeuplement comme il est dit pudiquement par les services officiels…
Il faut savoir que 70 vétérinaires qui ont refusé d’euthanasier des bêtes saines ont tous été radiés de l’Ordre des vétérinaires. Que ces abattages massifs complètement absurdes pour une maladie non transmissible à l’homme et où l’animal a 97 % de chances de guérir, cessent le plus tôt possible ».

La dermatose nodulaire contagieuse est une sorte de covid pour les vaches, la même arnaque que le covid : mortalité faible, refus des médicaments appropriés, vaccination obligatoire. Une vaccination généralisée qui remplit un double rôle, d’une part l’enrichissement sans fin des promoteurs, d’autre part, la destruction progressive du troupeau animal et du troupeau humain.
Depuis des années, à travers l’Union européenne, la petite paysannerie classique, familiale, a été décrétée de mort par le processus mondialiste. La disparition du reste de la paysannerie française est programmée. On arrive presque à la phase terminale.
Ces abattages de troupeaux sont un prétexte pour les ruiner ou les faire changer de métier, ou les faire vendre. Des groupes comme Black Rock sont positionnés pour racheter massivement les terres, et passer à une agriculture extensive de type américain, avec très peu de personnes, beaucoup de monoculture. Ce faisant, on détruit les paysages français, les éoliennes se plantant au beau milieu des campagnes, dans le silence approbateur des écolos.

La couverture de l’abattage est un subterfuge, une escroquerie. On veut détruire des exploitations agricoles, pousser les agriculteurs au désespoir, au suicide ou à la vente.
Tout est planifié. C’est lié au Mercosur. On achètera la viande dans de grandes exploitations au Brésil, en Argentine, aux États-Unis, en sachant que c’est de la viande pleine d’hormones.
On tue la qualité française, car il ne peut y avoir de qualité en dehors de petites exploitations. Pour de bons poulets, de bons steaks, il faut des élevages avec peu de bêtes, qui vivent relativement au grand air. Mais on est dans une démarche inverse, qui va faire exploser les marges bénéficiaires.

Les paysans sont sacrifiés par la logique du mondialisme, le capital et son application, l’agroalimentaire, et attaqués par les écolo-gauchistes. La gauche écolo est fondamentalement anti-paysanne. Pour ces socialo-écolos urbains, les paysans agressent la nature, les paysans sont des nuisibles. Les socialo-écolos confondent la campagne et la nature. La nature, c’est la forêt vierge, comme en Amazonie avant sa mise en culture.

Les agriculteurs français respectent des normes de plus en plus strictes. Avec le Mercosur, l’Union européenne les met en concurrence avec des productions qui ne sont pas soumises à ces règles. Ce faisant, elle tolère la présence de substances dangereuses et interdites : des hormones de croissance comme l’œstradiol, des pesticides toxiques, qui engagent notre sécurité alimentaire. Elle ouvre les frontières de l’Europe à une viande bon marché, issue d’élevages traités aux hormones et dont la traçabilité est défaillante. Elle place les intérêts et le profit de quelques multinationales au-dessus des droits et de la santé des consommateurs.

Une fois de plus, les producteurs français seront lésés. Dans cette vision mondialiste, le producteur agricole ne doit pas se trouver en France, parce que la France a une trop grande tradition, une trop grande conscience sociale. L’agriculteur salarié précaire doit être au Brésil. Ils ont déjà redessiné la carte mondiale de la production agricole. L’avenir de la France, c’est LVMH, tourisme et sac à main, et cuisine de luxe, pour ceux qui ont les moyens.
Le reste est sacrifié. Fermeture de Brandt récemment. Toute l’industrie française est en train de s’en aller. Et l’agriculture suit. Industrie résiduelle. Agriculture résiduelle. Explosion du secteur tertiaire, avec des services souvent déficients. Des tensions sociales et ethniques très violentes. Les élites européennes, traîtres aux nations européennes, issues des Young Leaders, travaillent dans l’intérêt des Américains, contre les peuples.
Le Mercosur, c’est une victoire de l’Amérique contre l’Europe, particulièrement contre la France. Ils ont des excédents à écouler, des excédents de mauvaise qualité. Avec leurs produits, la santé ne va pas s’améliorer.

Cet accord pourrait être le coup de grâce porté à des milliers d’exploitations déjà au bord du gouffre. Depuis début janvier 2026, les paysans expriment leur détresse : routes bloquées, tracteurs dans les rues, axes stratégiques paralysés, déplacement à Paris.

Les syndicats très divisés penchent souvent du côté du pouvoir, et trahissent leurs membres. Ainsi, la FNSEA, syndicat majoritaire, est un syndicat traître, la branche capitaliste de l’agriculture. Son patron, Arnaud Rousseau, représente la grande exploitation contre la petite. Il a de gros intérêts dans l’élevage bovin au Brésil. Arnaud Rousseau a toutes les raisons de marcher avec le Mercosur. La FNSEA fait semblant d’être solidaire de la paysannerie, mais fait du théâtre.
La Coordination rurale a organisé le rassemblement à Paris du 6 janvier 2026. Mais lors des élections législatives de 2022, son président, Bertrand Venteau, était suppléant du candidat dissident Renaissance dans la 2e circonscription de la Haute-Vienne. Il est le frère cadet de Pierre Venteau, suppléant de Jean-Baptiste Djebbari pour La République en Marche, élu lors des élections législatives de 2017. Il a donc une certaine proximité avec Macron et a trompé les paysans en les faisant venir à Paris pour des miettes. Macron n’a pas signé le Mercosur parce qu’il sentait une opinion nettement opposée, tout en sachant que le traité serait validé.
Les paysans se révoltent avec leurs tracteurs. Ils expriment leur détresse. Quand une petite fille est violée par un pédophile, on organise une marche blanche. Quand un Français est massacré par un musulman, on dépose des fleurs et des bougies. Les gens expriment leur colère et rentrent chez eux. Mais cela n’a aucune incidence. Le pouvoir réagit par des promesses, par des compensations financières, calme la situation. Puis tout recommence. Rien n’est réglé.

Les paysans sont pris au piège. Premier piège, l’endettement. La stratégie de l’augmentation de productivité, l’uniformisation des réglementations à l’échelle européenne, les normes en termes de matériel et d’infrastructures, la mécanisation, ont conduit à un énorme endettement auprès du Crédit agricole.
Deuxième piège, l’obligation de faire des travaux qu’ils ne peuvent pas faire. On fait la même chose avec les petits propriétaires, le patrimoine immobilier de la classe moyenne. On fait passer des lois pour que les gens soient obligés de rénover leur habitat. Ceux qui ne peuvent pas sont obligés de vendre.
Troisième piège, le mépris de classe, la distance de représentation du monde paysan avec des citadins qui ne se mobiliseront pas. Alors, pourrissement lent comme pour beaucoup d’industries ? Épisodes plus violents, plus agressifs ?

Le plan européen, le plan du Mercosur, l’abattage des troupeaux, la division syndicale des agriculteurs, la trahison de certains responsables agricoles, l’indifférence des bobos citadins, le manque de solidarité trans profession, la centralité et l’unité de la direction politique, l’appareil répressif armé, gendarmes, policiers, CRS, mercenaires, annoncent la mort des agriculteurs.

Nous sommes dans des combats d’arrière-garde, dans un baroud d’honneur d’une paysannerie qui pousse quelques cris avant de disparaître. Nous sommes au bout d’une liquidation, comme il y a eu liquidation de la sidérurgie française, et la naissance des SDF. Et c’est toujours la gauche qui fait ces sales boulots.
Nous arrivons à une logique marxiste : la fatalité de la concentration du capital. Des groupes très riches deviennent propriétaires de presque tout. La propriété individuelle se réduit comme une peau de chagrin. Nous vivons une période de mise à mort de la classe moyenne. Les agriculteurs sont peu à peu fonctionnarisés.
La dictature capitaliste amène à la même concentration finale que le communisme. À la fin, quelques acteurs, BlackRock, Vanguard, se retrouvent propriétaires de pratiquement 100 % de l’économie, de la terre, d’un pays, d’une zone géographique. Ils absorbent et détruisent tout progressivement.
Le communisme et le capitalisme amènent au même constat pour le peuple, sauf que ce ne sont pas les mêmes, Staline d’un côté, Soros, Rothschild, Larry Fink, de l’autre côté. La finalité est la même : l’esclavage total des petits salariés, la misère pour les surnuméraires, ceux qui sont en excédent, et la destruction de la classe moyenne. Nous sommes dans ce processus accéléré.

Les maîtres du monde se disent : avec l’automation, l’Intelligence artificielle, l’automatisation… on a besoin d’un milliard de sous-hommes. Les sept milliards de trop, on n’a pas envie de les nourrir, de les voir devenir faméliques.
Il y a bien la volonté de faire crever les surnuméraires en douce, d’où la vaccination à ARN messager, vaccination de masse aux nanoparticules à visée transhumaniste, vaccination des humains et des animaux, vaccination planifiée par le cartel sataniste, crime contre l’humanité, et bien d’autres moyens. Tuer des petits paysans, c’est peut-être plus rentable que d’acheter leurs terres ou de leur verser des pensions, de les maintenir en vie.

Derrière tout ce qui se passe en ce moment, en France et dans le monde, Venezuela, Moyen-Orient, Ukraine, bientôt le Groenland… se dessine très exactement l’Agenda mondialiste 2030. Un agenda 2030 faussement présenté aux populations de la planète comme la salvation du monde et des écosystèmes saccagés par le cartel lui-même. Le Nouvel Ordre Mondial se met en place, à petits pas, de plus en plus rapidement, sous une forme multipolaire, mais avec des points communs : réduction, contrôle, surveillance, et asservissement de la population, privatisation, numérisation à outrance.

Jean Saunier

Date de dernière mise à jour : 19/01/2026

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