INTERNATIONAL - Requiem pour une Europe défunte

Il y aura des conséquences très graves et un coût très lourd pour la  Russie" | Euronews

Berlin, en particulier côté “Est”, subit (alors que Berlin Ouest le désire, comme dans les autres capitales occidentales ou nostalgiques telle Alger) cette sorte d’euthanasie artificielle sans (cent) fin(s) permettant de rester physiquement en vie tout en étant métaphysiquement mort ; vous vous déplacez alors façon fantôme, habillé en ana/u/chronie aussi avec l’importation d’un djihadisme imaginaire (salafisme de bazar) ;  créatures certes naïves, débordantes de bonté nonchalante mais aussi cauchemardesques défiant la mort avec des coiffures maquillages habits grandiloquents de cirque bon marché, malgré quelques jeunes pointes de vies encore haletantes refusant avec une certaine sensualité de mourir si vite en flânant ou en prenant encore un peu de soleil (monsieur le bourreau) aux abords de La Sprée si impassible (que n’a-t-elle vue qui aurait pourtant pu la faire frémir).

D’ailleurs, les affiches de divers spectacles animant éternellement le cycle “du pain et des jeux” incarnent littéralement ces silhouettes floues visionnées dans la rue numérisée, habillées parfois en couleur du deuil telle cette “extinction rébellion” de jeunes femmes refusant certes de se transformer en ces monstres de foire (piercing et tatouage partout) car préférant plutôt s’effacer, devenir ombres, hymnes, de la nuit, non pas de Novalis, mais d’une Nuit de Cristal  désormais permanente brisant depuis les os sans moelle d’une ville exsangue qui fut le fleuron d’une toute puissance intellectuelle, technicienne, européenne et mondiale basculant depuis de l’infini icarien au zéro glaçant.

Berlin n’est pas la seule. Madrid, Londres, Rome, Paris, vivent aussi sur (de) leur passé au sens de survivre dessus basculant d’un extrême à l’autre, d’une unité factice à la multiplicité illusoire des “villes-monde”. Berlin par exemple traîne encore quelques vestiges en son centre comme cette porte de Brandebourg encerclée par les ambassades des vainqueurs entourant elles-mêmes un Reichtag aux dents de plus en plus limées ; morgue de la morgue germanique qui a cru qu’en combinant le triptyque scientisme technicisme et mysticisme, autour d’une origine indo-européenne imaginaire, elle réunirait sous son seul Absolu la multiplicité babelienne… qui aujourd’hui croit se venger (puisque Dieu est mort à Auschwitz et au Goulag) en pleurant sa différence à la façon des saules pleureurs alors qu’elle n’est qu’une errance de plus, une diff-errance, se heurtant parfois aux autres dans les pogos orgiaques réunissant encore quelques volatiles sans tête tandis que le reste de la population rentre sagement prendre sa pilule bleue et son casque l’électrifiant au volt désiré.

La “vie” est ainsi devenue un musée géant administrée par la “société de service” aux soubresauts animés par les livreurs à domicile et les covergirls qui les suivent ou les précèdent pour ceux qui ont les moyens d’éviter les chaînes dédiées à l’onanisme et à l’euthanasie cérébrale ces deux mamelles d’un Occident moribond tentant encore cependant à certains endroits comme aux US et au nom de la gloire passée de refuser cette mort programmée mais ce dans l’indifférence générale d’une Europe préférant plutôt assister en riant frénétiquement à sa propre mort en armant pour ce faire ses bourreaux venus du Sud qui ont réussi à la persuader que la misère quittée aurait été le seul et principal fruit de vases communicants, l’Europe pompant leurs richesses, alors que sans moteur thermique à disposition le pétrole ainsi soit disant “volé” ne servirait à rien…

Mais les plus malins se servent de cette culpabilité, celle stipulant aussi que cette formidable civilisation aura d’une part fini dans le génocide industrialisé, tout en forçant par ailleurs ses rescapés de réoccuper les terres sacrées du judéochristianisme (mais qui leur appartenaient autrefois) poussant ainsi toute une jeunesse autochtone à y croire et à s’y soumettre ou à se démettre, tandis que leur vieux sont poussés à s’autodétruire tout en demandant pardon, leur moindre révolte, dans les urnes surtout, étant taxée de ces mots sortilèges spoliateurs associant nation à racisme et individu à égoïsme…

Et tous ces peuples de plus en plus sous pilule bleue acceptent la sentence ; seuls quelques villages encore peuplés d’indomptables résistent malgré le bourrage des crânes et la confusion autour des trois urnes...

Lucien Samir Oulahbib

Date de dernière mise à jour : 17/04/2026

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