
Ce dimanche 18 janvier, la Marche pour la vie a voulu marquer son opposition au projet de loi sur la fin de vie. Une mobilisation qui répond à une actualité, puisque le projet de loi sera étudié ce mardi 20 janvier au Sénat.
Sur la place Vauban, face aux Invalides, 10.000 participants selon les organisateurs et 7.500 selon la police ont agité des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « La vie vaut la peine d'être défendue » ou « Soigner, pas supprimer ». Le médecin gériatre Geneviève Bourgeois avait déclaré, lors de la conférence de presse : « Cela sonne faux, les promoteurs de l’aide à mourir parlent de liberté, de droit, de dignité. »
Auprès de BV, elle insiste : « Quand on fait du soin palliatif et qu’on soulage les gens, c’est là qu’on aide les patients à mourir. Pas en les tuant. C’est extrêmement violent pour les soignants qu’on puisse galvauder ces mots pour parler d’euthanasie. »
Cette mobilisation courageuse suffira-t-elle pour faire reculer le président de la République ? « Nous irons au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité », déclarait Emmanuel Macron, lors de ses vœux. « La dénatalité ne semble pas toucher (du tout) ce public qui aime la vie. Un jour, leur voix comptera », promet Gabrielle Cluzel, dans un message sur X. La bataille se poursuit.
Jean Bexon