
Air France met un terme à ses opérations à l’aéroport d’Orly pour concentrer toutes ses activités parisiennes sur la plateforme de Roissy-Charles de Gaulle, renforçant ainsi sa stratégie de centralisation et d’optimisation de son réseau au départ de Paris.
Air France tourne la page Orly
Les passagers du vol Nice-Paris de ce samedi vivront un moment symbolique : ils seront les derniers clients d’Air France à poser le pied à l’aéroport d’Orly. Un chapitre se referme ainsi pour la compagnie tricolore, qui opérait jusque-là entre la capitale et plusieurs grandes villes régionales depuis le sud de Paris. Mais, cette stratégie n’est plus d’actualité. Désormais, le groupe concentre ses efforts sur son principal hub, Paris-Charles de Gaulle, situé au nord.
Cap sur Roissy et réorganisation stratégique
L’annonce de ce transfert ne date pas d’hier : dès l’automne 2023, Air France avait fait savoir que toutes ses activités (hors celles relevant de la Délégation de Service Public vers la Corse) basculeraient vers Roissy. Cette décision vise avant tout à faciliter les correspondances internationales et à optimiser la connectivité avec les régions et les territoires d’Outre-mer. Désormais, tous les vols à destination de Pointe-à-Pitre, Fort-de-France, Saint-Denis de la Réunion ou encore Cayenne, partiront uniquement du terminal nord-parisien.
Liaisons renforcées, navettes en déclin
Rappelons que ces dernières années, le modèle des « navettes horaires entre Orly et les métropoles régionales », naguère plébiscité pour sa fréquence – parfois moins d’une heure d’attente entre deux avions –, a nettement perdu de son attrait. La pandémie n’a fait qu’accélérer cette tendance déjà amorcée. Pour répondre aux besoins persistants, Air France va toutefois augmenter la fréquence des liaisons entre Roissy-Charles de Gaulle, Toulouse, Nice et Marseille, jusqu’à 12 rotations quotidiennes pour certaines.
L’avenir à Orly : Transavia prend le relais
Toutefois, le groupe ne disparaît pas totalement du ciel orlysien. À compter du 29 mars 2026, c’est sa filiale à bas coût, Transavia, qui deviendra l’opérateur phare au départ d’Orly. Le programme prévoit :
Toulouse : 8 vols quotidiens
Nice : 8 vols quotidiens
Marseille : 2 vols quotidiens
Ce repositionnement témoigne d’une adaptation permanente aux nouveaux usages du transport aérien français – où centralisation et flexibilité demeurent plus que jamais des maîtres-mots.
Morgan Fromentin